La réintégration d'Agnès Saal au ministère de la Culture est conforme à «l'application du droit de la fonction publique» pour Fleur Pellerin

REACTION La ministre de la Culture a répondu ce jeudi à l'émotion vive suscitée par cette nomination quelques semaines après l'éviction de la présidente de l'INA... 

Do.Ba.

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Agnès Saal, présidente de l'INA, à Bry-sur-Marne le 31 juillet 2014
Agnès Saal, présidente de l'INA, à Bry-sur-Marne le 31 juillet 2014 — DOMINIQUE FAGET AFP

Agnès Saal a bien trouvé un nouveau travail. L’ancienne directrice de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), qui avait dû démissionner le 28 avril à cause de ses factures très salées taxi vient d’être intégrée au ministère de la Culture, selon les informations du Monde confirmées ce jeudi à l’AFP par la rue de Valois.

Une procédure normale, une enquête en cours

L’annonce survenue le même jour que la nomination de Laurent Vallet à la tête de l’INA, a provoqué un tollé. Interrogée ce jeudi sur RTL, la ministre a indiqué comprendre l’émotion suscitée par les nouvelles fonctions d’Agnès Saal, tout en les justifiant

« Il s’agit uniquement de l’application du droit de la fonction publique. C’est-à-dire qu’Agnès Saal est fonctionnaire, elle est administratrice civile du ministère de la Culture et donc ça n’est pas une création de poste, ni un privilège donné à Agnès Saal », a-t-elle expliqué.

Concernant les sanctions, passer de présidente de l’INA à chargée de mission en est une sans compter le « conseil de discipline qui devra statuer sur les suites à donner à l’enquête que nous sommes en train de conduire », a conclu la ministre.