93 postes en moins chez Hachette Filipacchi

MEDIAS Les salariés votent un préavis de grève...

— 

93 postes. C’est le nombre d’emplois que veut supprimer Lagardère Active Media parmi les 1.250 postes existants dans sa division presse écrite, Hachette Filipacchi. Cet appel aux départs volontaires fait partie du plan annoncé par le groupe en janvier dernier, à savoir un plan sur trois ans qui prévoit 70 millions d'euros d'économies, l’arrêt de magazines (la publication de «Top Famille» a, en effet, été arrêtée depuis) et la réduction de 7 à 10% de ses effectifs mondiaux.

Les salariés ont voté jeudi en assemblée générale un préavis de grève pour mardi 5 juin, afin de dénoncer ce plan, a-t-on appris de source syndicale.

«Aucun licenciement sec»


Même s'il n’y aura aucun «licenciement sec» en France, annonce la direction, «la France est loin d'être privilégiée puisque 10% des 3.500 salariés seront touchés par le plan de départs volontaires d'ici la fin de l'année», a indiqué Didier Quillot, responsable du pôle magazines et audiovisuel du groupe Lagardère, au journal «La Tribune».

Vendredi, une centaine de salariés d’Europe 1, une radio de Lagardère, ont voté en assemblée le principe d'une grève pour le 5 juin. Leur revendication: maintenir les postes des 400 salariés de la station.

Double crise à «Paris Match»

A «Paris Match», hebdomadaire du groupe Lagardère, la crise économique se double d’une crise d’indépendance éditoriale. La Société des journalistes (SDJ) du magazine proteste ainsi contre «des pressions exercées par la garde des Sceaux» Rachida Dati pour empêcher la publication de photos de jeunesse.

«Dans un contexte d'insécurité, où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale des rédactions de Lagardère Active, ont choisi de céder. La SDJ le déplore», ajoute l'organisation. Résultat: dans l’édition de «Paris Match» à paraître demain, «les photographies publiées sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie», souligne la SDJ.