«Charlie Hebdo»: La Maison Blanche dément avoir invité les dessinateurs du journal satirique

PRESSE Dans un entretien donné mercredi aux «Inrocks», Luz, dessinateur vedette de Charlie Hebdo, expliquait que le journal avait été convié à la Maison Blanche...

20 Minutes avec AFP

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Luz, auteur de la Une controversée du numéro de Charlie Hebdo, le 15 janvier 2015 au cimetière Montparnasse
Luz, auteur de la Une controversée du numéro de Charlie Hebdo, le 15 janvier 2015 au cimetière Montparnasse — Francois Guillot AFP

Les dessinateurs de Charlie Hebdo n'ont pas été invités à la Maison Blanche pour «croquer» Barack Obama, a assuré vendredi l'exécutif américain, contredisant ce qu'un dessinateur de l'hebdomadaire satirique avait laissé entendre.

Evoquant cette invitation dans un entretien au magazine Les Inrockuptibles publié mercredi, Luz, dessinateur vedette de Charlie Hebdo, expliquait que le journal n'avait pas donné suite: «Il a été décidé collectivement que ce n'était pas à nous de panser les plaies de la diplomatie américaine ».  «Le staff d'Obama a répondu: "Vraiment, on ne comprend pas les Français"», poursuivait-il.

«Aucune invitation de cette nature n'a jamais été faite»

Interrogé sur l'existence de cette invitation, l'exécutif américain a démenti. «Nous avons vu des articles selon lesquels un salarié de Charlie Hebdo affirme avoir reçu, et décliné, une invitation à la Maison Blanche», a indiqué un haut responsable de l'administration sous couvert d'anonymat. «Aucune invitation de cette nature n'a jamais été faite », a-t-il poursuivi.

«C'est cocasse. Ils avaient le cul merdeux: Obama n'avait pas mandaté de représentant important (lors de la manifestation de Paris après les attentats contre Charlie Hebdo, NDLR) et envoyer John Kerry voir Hollande par la suite n'était pas suffisant », a raconté Luz dans Les Inrockuptibles. Tout en reconnaissant qu'il ne savait plus «qui a contacté qui», le dessinateur a souligné que «l'idée était de faire venir des gens de Charlie à la Maison Blanche».

«Une interview? La classe! On aurait été direct. Sauf qu'"ils" voulaient faire venir un dessinateur pour croquer Obama. On n'est pas à Montmartre !», a-t-il poursuivi. «En termes d'image, faire allégeance à la première puissance militaire mondiale aurait été terrible et dangereux».