Polémique sur la rénovation de son bureau: Matthieu Gallet s’est expliqué devant les salariés de Radio France

POLEMIQUE Le président de Radio France a pris la parole lors d’une assemblée générale des salariés du groupe…

Benjamin Chapon

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Mathieu Gallet, le président de Radio France.
Mathieu Gallet, le président de Radio France. — ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA

«Si je ne peux parler, moi je m’en vais» Mathieu Gallet a eu du mal à se faire entendre alors qu’il prenait la parole, vendredi matin, lors d’une assemblée générale des salariés Radio France en grève. Réunis dans le studio 104 fraîchement rénové de la Maison de la radio, les grévistes ont accueilli avec des huées le président de Radio France. La rencontre a été tendue et a surtout porté sur les polémiques récentes entourant Mathieu Gallet plutôt que sur les inquiétudes des personnels de Radio France face à un plan d’économie.

Depuis jeudi matin, les stations de la radio publique sont en grève pour s’opposer à un plan de «retour à l’équilibre» qui pourrait mettre en péril près de 400 emplois. Mais Mathieu Gallet a également dû s’expliquer sur la polémique liée à la rénovation à grands frais, de son bureau. Les travaux, estimés à 34.500 euros en ont finalement coûté 100.000. Le président de radio France a reconnu que «c’est beaucoup de sous» mais que ces travaux, coûteux du fait de la nature des boiseries du bureau, avaient été décidés avant son arrivée.

Les rumeurs sur la C6

Mathieu Gallet a jugé que la rumeur concernant son souhait, à son arrivée, de faire changer les sièges en cuir de sa voiture de fonction était «de la calomnie. La voiture datait de cinq ans, on l'a changé.»

«L'ouverture d'une enquête par l'Inspection générale des Finances ne me pose pas de problème», a affirmé Mathieu Gallet pour clore le débat sur les dépenses liées aux travaux de la Maison de la Radio. Le PDG a ensuite détaillé certaines pistes pour «trouver 50 millions d'économies. L'Etat nous a supprimé 87 millions d'euros sur trois ans. Je me bats pour qu'il n'y ait pas de départs contraints. L'Etat ne va pas lâcher Radio France. Les négociations vont aboutir.»