La justice autorise Nicolas Bedos à traiter Marine Le Pen de «salope fascisante»

HUMOUR La présidente du Front national a été déboutée de sa plainte pour injure…

Benjamin Chapon

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Nicolas Bedos, sur le plateau de "Un soir à la Tour Eiffel".
Nicolas Bedos, sur le plateau de "Un soir à la Tour Eiffel". — France Télévisions / Capture d'écran

La cour d’appel de Paris a débouté Marine Le Pen. La présidente du Front national poursuivait l’hebdomadaire Marianne pour injure et l’humoriste Nicolas Bedos pour «complicité». Ce dernier l'avait qualifiée de «salope fascisante» dans une chronique parue en 2012 dans Marianne. Marine Le Pen ne portait plainte que sur l’emploi du terme «salope».

«Délibérément provocateurs»

Selon la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui avait relaxé l’hebdomadaire et Nicolas Bedos en première instance, il  est «parfaitement clair pour tout lecteur que la chronique en cause se situe dans un registre aux accents délibérément provocateurs et outranciers, revendiqué comme tel.»

Marine Le Pen avait fait appel de cette décision. La cour d’appel de Paris n’a pas motivé sa décision.