«Le Monde»: La direction et ses journalistes condamnent les propos de Pierre Bergé

MEDIAS Pierre Bergé, actionnaire du quotidien, avait qualifié l’enquête sur Swissleaks de «délation»... 

20 Minutes avec AFP
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Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan.
Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

Non, la rédaction du Monde n'est pas impassible après les propos de Pierre Bergé, qui l'a accusé mardi de «délation» pour avoir «jeté en pâture le nom» de personnalités mises en cause dans l'affaire Swissleaks.

L'incident d'abord minimisé 

Après la réaction fataliste affichée par Alain Beuve-Méry, la direction du Monde et ses journalistes ont protesté mercredi. «Nous condamnons avec force, comme les fois précédentes, cette intrusion dans le contenu éditorial. Le rôle des actionnaires est de définir la stratégie de l'entreprise, et non de tenter de peser sur le sens de l'information», a réagi la Société des rédacteurs, après avoir d'abord minimisé l'incident.

La direction «déplore» les attaques de Pierre Bergé

La direction du Monde a elle aussi «déplor(é) les attaques portées par Pierre Bergé contre les journalistes du Monde», dans un communiqué.

«Nous assumons les choix éditoriaux qui ont été faits au cours de cette enquête et lors de sa publication. (...) Les déclarations publiques d'un de nos actionnaires ne sauraient remettre en cause l'indépendance éditoriale de la rédaction, que nous continuerons de faire respecter scrupuleusement», a-t-elle ajouté.