«La Dépêche» et «Centre France» vont prendre 52% du groupe Midi-Libre

MEDIAS Le groupe Midi-Libre est actuellement détenu par le Groupe Sud Ouest…

20 Minutes avec AFP

— 

Le siège du groupe des Journaux du Midi (JDM) qui regroupe les quotidiens régionaux, Midi Libre, L'Indépendant et Centre Presse.
Le siège du groupe des Journaux du Midi (JDM) qui regroupe les quotidiens régionaux, Midi Libre, L'Indépendant et Centre Presse. — PASCAL GUYOT / AFP

 Le groupe La Dépêche du Midi, associé pour une part «symbolique» avec Centre France (La Montagne), va prendre le contrôle à 52% du groupe Midi-Libre, détenu par le Groupe Sud Ouest (GSO), a-t-on appris vendredi de sources syndicales.

GSO cèdera l'ensemble de ses parts. Le tour de table devrait être complété par le groupe industriel de Louis Nicollin et d'autres investisseurs, dont le nom n'a pas été révélé, a-t-on appris à l'issue du comité central d'entreprise extraordinaire des Journaux du Midi (Midi-Libre, L'Indépendant, Centre Presse).

Un conseil d'administration de La Dépêche du Midi s'est tenu vendredi matin, mais aucune information n'a pu être obtenue auprès du groupe toulousain, qui devrait être l'opérateur du groupe racheté. Les élus SNJ (Syndicat national des journalistes) au CE réunis à Montpellier ont dénoncé dans un communiqué «l'indigence» des informations apportées, soulignant «qu'aucun représentant de l'acquéreur potentiel, ni du vendeur n'était présent».

La vente boulcée le 1er mai

 
Le syndicat, largement majoritaire dans les rédactions des titres du groupe, a précisé que le CCE serait officiellement consulté sur le projet lors d'une prochaine réunion le 4 mars. La vente devrait être définitivement bouclée pour le 1er mai, a-t-on précisé de même source
 
Le groupe de Louis Nicollin (spécialisé dans le nettoyage urbain, le ramassage et le traitement des déchets), qui préside aussi le club de football de Montpellier, est à ce jour le seul actionnaire régional confirmé, mais pour un montant non révélé. Louis Nicollin n'avait pu être contacté vendredi après-midi. L'architecte François Fontès, qui a conçu l'hôtel de ville de la métropole languedocienne, a souvent été cité comme autre investisseur possible dans le nouveau tour de table monté par La Dépêche. «Je n'ai pas encore donné ma réponse», a-t-il déclaré ce vendredi.
 
«La nature encore très floue de cette opération inquiète les salariés qui craignent des suppressions de postes», a souligné le SNJ, qui «sera particulièrement vigilant sur les projets sociaux et éditoriaux du nouvel actionnaire majoritaire».