Propos polémiques de Philippe Tesson: «Il s’est livré à un emportement», le défend son fils

MEDIAS Sylvain Tesson explique que les déclarations décriées «ont probablement dépassé la pensée de quelqu'un qui use de la parole avec beaucoup d'enflammement»...

A.L.
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Sylvain Tesson mardi 20 janvier sur Europe 1
Sylvain Tesson mardi 20 janvier sur Europe 1 — Europe 1

Sylvain Tesson défend son père Philippe Tesson, dans le viseur de la justice. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur le journaliste et chroniqueur du Point après ses propos sur «les musulmans qui amènent la merde» le mardi 13 janvier sur Europe 1. Ce mardi, sur la même radio, son fils, l’écrivain Sylvain Tesson, a pris sa défense.

Affublé d’un cache-œil, l’écrivain voyageur Sylvain Tesson, dont le roman Bérézina vient de paraître chez Guérin, se remet de son accident survenu l’été dernier: une chute de dix mètres en tombant d’un chalet pour laquelle il est resté une dizaine de jours dans le coma. «Mais je vais beaucoup mieux, dit-il».

«Je hiérarchise mes indignations».

L’enquête ouverte contre Philippe Tesson devra déterminer s’il y a eu «provocation à la haine». «Je ne vois pas très bien comment on pourra accréditer le fait qu'il s'agit d'une incitation à la haine raciale dans la mesure où il parlait d'une religion, d'une philosophie religieuse, d'une vision du monde, d'une vision de civilisation et sûrement pas d'une race!», a d’abord réagi Sylvain Tesson.

«Il s’est livré à un emportement», estime l'écrivain. Les propos de son père ne l'indignent pas car il «hiérarchise [ses] indignations et les chocs qui [le] traversent.»

«Beaucoup d'enflammement»

«Quand j'ai vu celui de la tuerie Charlie-Hebdo et l’enflammement du monde musulman à la suite de la une, il est vrai que, bizarrement, je ne ressens plus beaucoup d'indignation et de choc quand j'entends des déclarations dont je sais très bien qu'elles ont probablement dépassé la pensée de quelqu'un qui use de la parole avec beaucoup d'enflammement.»

Le licenciement de Philippe Tesson du Point avait d'abord été annoncé. Le directeur de publication Etienne Gernelle a finalement démenti.