Des soutiens financiers affluent en direction de «Charlie Hebdo»

MEDIAS Dans un élan de solidarité, des organismes de presse ont offert de l'argent pour que «Charlie Hebdo» paraisse mercredi prochain...

20 Minutes avec AFP

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Hommage à Charlie Hebdo, à Marseille, le 8 janvier 2015.
Hommage à Charlie Hebdo, à Marseille, le 8 janvier 2015. — Claude Paris/AP/SIPA

L’équipe de Charlie Hebdo a manifesté sa volonté de sortir un numéro mercredi prochain, malgré la mort des membres de la rédaction et dessinateurs tués par l’attaque terroriste. Il sera de 8 pages et tiré à 1 million d’exemplaires a indiqué à l’AFP, Richard Malka l’avocat de l’hebdomadaire.

Pour parvenir à cet objectif, des dons ont afflué de la part de plusieurs organismes. Des groupes Canal+ et Le Monde. Libération leur prêtera ses locaux rue Béranger, à Paris (3e). Le quotidien avait déjà hébergé Charlie Hebdo en 2011, après que ses bureaux ont brûlé, visés par un cocktail Molotov. Mercredi, Radio France, Le Monde et France Télévisions avaient aussi annoncé dans un communiqué signé par les patrons des trois groupes qu’ils «mettaient à disposition de Charlie Hebdo et de ses équipes l’ensemble de leurs moyens humains et matériels pour que Charlie Hebdo continue à vivre».

Presstalis et Google viennent en aide

Le distributeur de presse Presstalis ne prendra aucune commission sur la diffusion du prochain Charlie Hebdo, a rapporté Les Echos. Le quotidien économique précise aussi que « 250 000 euros seraient prélevés du fond «Presse et pluralisme» géré par les éditeurs de presse français, un fond provenant de la défiscalisation de dons de particuliers.» Google va également prêter son concours en débloquant 250.000 euros issus du fond innovation numérique de la presse. Par ailleurs, sur le site de la Caisse des Dépôts et consignation une page permet aux particuliers et aux personnes morales de faire un don pour Charlie Hebdo.

Au bord de la faillite

Avant l'attentat, Charlie Hebdo était au bord de la faillite et craignait de disparaître, faute de ventes suffisantes. Le journal ne se vendait qu'à 30.000 exemplaires, la moitié de son tirage, alors qu'il avait besoin d'atteindre les 35.000 pour être à l'équilibre, avait expliqué Charb à l'AFP.

Il avait lancé un appel aux dons en novembre, mais n'avait recueilli que quelques dizaines de milliers d'euros en fin d'année, alors qu'il visait un million.