Le message sanitaire, cher mais bon pour la pub

PREVENTION La bonne conscience a un prix. Depuis le 28 février, chaque pub alimentaire doit comporter un message sanitaire type...

L. de C.

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La bonne conscience a un prix. Depuis le 28 février, chaque pub alimentaire doit comporter un message sanitaire type « Pour votre santé, évitez le grignotage ». Un mois après, les annonceurs, pourtant très réticents au départ, jouent le jeu. Selon l'Union des annonceurs, environ 90 % d'entre eux ont intégré le bandeau. Il est encore trop tôt pour connaître l'identité des 10 % de marques, qui, elles, ont préféré reverser, comme la loi les y autorise, 1,5 % des sommes nettes investies à l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Les annonceurs auraient-ils accepté seulement par calcul économique ? Pas sûr. Selon Didier Beauclair de l'UDA, « l'intégration du bandeau coûte aussi très cher ». Mais les marques y gagnent une image. « Nestlé a toujours défendu la transparence nutritionnelle, alors ce bandeau est en cohérence avec nos engagements », indique le groupe, ravi de se poser en défenseur de la santé publique.