Les «sans» privés d'antenne

PRECARITE Déboutés de la télé, ils prennent la parole dans les journaux. Une vingtaine de quotidiens ont ouvert...

L. de C.

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Déboutés de la télé, ils prennent la parole dans les journaux. Une vingtaine de quotidiens ont ouvert hier leurs pages aux précaires en publiant le Journal des sans-voix. « Les plus pauvres sont exclus des émissions participatives, explique un membre d'ATD Quart Monde, à l'origine de l'opération. On a contacté plusieurs émissions mais aucune n'a intégré un de nos militants dans ses panels. Pourtant, ce sont eux les experts de la précarité ! »Dans le Journal des sans-voix, Renée, 56 ans, et sans emploi, concède : « Le pauvre est triste, il bafouille, il a peur. » Mais face aux politiques et aux journalistes lui aussi « une question à poser ».