La radio numérique, quezako?

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Voilà bientôt quinze ans que les dirigeants des radios s’empoignent sur ce thème, la radio numérique, et finalement, on ne sait pas exactement de quoi il s’agit. Explications.

Radio numérique, quezako?
Cela signifie en fait radiodiffusion numérique, c’est-à-dire que les sons transiteraient par satellite, câble ou voie hertzienne. Les actuels signaux de radio analogiques seraient numérisés selon certaines normes techniques, une évolution qui ressemble un peu, techniquement parlant, à la TNT (Télévision numérique terrestre) pour la télévision.

Qu’est-ce que ça change?
Pour recevoir la radio numérique chez soi ou dans sa voiture, il faut un transistor adapté, un appareil doté d’un mini-écran.
En théorie, le dispositif promet une offre de programmes décuplée (avec encore plus de radios), une meilleure qualité sonore et des données associées qui défileront sur l’écran du transistor (des infos en texte et même des images liées à son programme préféré, comme sur son écran d’Ipod).
Surtout, on pourra faire pause pendant le journal de 8 heures si on a besoin de se laver les dents et… reprendre quelques minutes plus tard là où on s’était arrêté.

La guerre des normes
Le problème, c’est qu’il existe tellement de normes de numérisation qu’on ne sait plus où donner de la tête: le DAB (Digital Audio Broadcasting), le DRM (Digital Radio Mondiale), le DVB (Digital Video Broadcasting) et d’autres encore.
Quelle norme va gagner? Jusqu’à présent, les opérateurs français n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Mais ouf, le ministère de l’industrie prend l’affaire en main: il a choisi la norme DRM pour la numérisation des bandes AM (pour les radios qui existent déjà) et la norme T-DMB pour le réseau dédié de la radio numérique (c’est-à-dire, en gros, pour les futures radios).

Où?
Quant à ceux qui, aujourd’hui, ne captent pas certaines stations de radio, qu’ils se rassurent. Le numérique passera outre les obstacles qui freinaient la diffusion de la bande FM. A priori donc, la couverture sera plus grande.
Néanmoins, on sera toujours dépendant d’un réseau. Et si on est dans une zone non couverte par le réseau, même avec le numérique, ça ne passera pas du tout et il n’y aura même pas de grésillements.

D’ailleurs, la révolution numérique est peut-être là: il n’y aura plus les criiiiiiic, les grrrrrrrrr, qui parasitaient l’analogique.