Gonzo, quesako ?

LEXIQUE Du gonzo journalistique au gonzo pornographique...

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A l’origine, le terme «gonzo» - qui signifie burlesque - désigne des reportages où le journaliste participe aux événements qu’il filme ou décrit, en les provoquant parfois de façon délirante. Les premiers «gonzos» ont été inventés par un journaliste du magazine américain «Rolling Stone», Hunter Thompson.

A la fin des années 1980, John Stagliano, un vidéaste du X, décline le «gonzo» pour le porno: il filme dans des salles de sport et des coulisses de cabarets à strip-tease ébats et fellations façon caméra cachée. «Ses films donnent au spectateur l’impression qu’il surprend une véritable action sexuelle (…) où soudain le reporter-voyeur –avec lui le spectateur- devient acteur», écrit Frédéric Joignot dans son livre consacré à ce genre, «Gang Bang» (éditions du Seuil).

Une sorte de cinéma réalité, en quelque sorte.