Reprise de «Nice-Matin» par les salariés: «La Provence» est prête à investir

PRESSE ECRITE Bernard Tapie, l’actionnaire majoritaire de La Provence, l’a affirmé ce mardi…

20 Minutes avec AFP
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Le siège du groupe Nice-Matin, à Nice
Le siège du groupe Nice-Matin, à Nice — Valéry Hache AFP

Le journal La Provence, dont l'actionnaire majoritaire est Bernard Tapie, envisage de devenir un investisseur privé au sein du projet de reprise du groupe Nice-Matin par ses salariés, a indiqué ce mardi l'homme d'affaires.

«Les salariés m'ont sollicité il y a un mois et demi. J'ai dit à Patrick Le Lay [consultant à La Provence] de regarder leur projet. Ils se sont vus souvent. Nous avons dit aux représentants des salariés de faire des efforts en matière d'économies», a commenté Bernard Tapie. «Les salariés pourraient compter sur nous si le cahier des charges de leur projet de reprise, un tour de force, est maintenu», a-t-il ajouté, tout en rappelant sa priorité de redresser La Provence.

«Jusqu'à 35%»

La Provence serait prête à monter «jusqu'à 35%» dans le projet de reprise par les salariés, prévue via une société coopérative d'intérêt collectif (Scic), a-t-il dit, sans chiffrer cet éventuel investissement.

Le temps presse: la date limite du dépôt des offres plus détaillées pour reprendre le groupe Nice-Matin, placé fin mai en redressement judiciaire, a été fixée au 8 septembre, selon des sources syndicales. Le tribunal de commerce de Nice pourrait choisir un repreneur un mois plus tard. Une participation financière de La Provence dans le projet de société coopérative de Nice-Matin passerait par une mutualisation de la régie publicitaire, de la distribution et de l'événementiel, indique Bernard Tapie. En outre, Patrick Le Lay (ex-pdg de TF1) pourrait apporter son assistance en tant que directeur général.

«Deux investisseurs» potentiels

Les représentants syndicaux de Nice-Matin restaient pour leur part très flous, ce mardi, sur l'identité d'éventuels partenaires privés. «Il s'agit de marques d'intérêt, mais il n'y a pas de financements à ce jour», a indiqué un représentant de la CGT, en évoquant notamment des contacts avec Patrick Le Lay.

Selon Jean-François Roubaud (délégué SNJ), porte-parole officiel du projet de coopérative, «deux investisseurs» potentiels se profilent dans cette dernière ligne droite. Il n'a toutefois pas révélé leurs noms en attendant une signature en bonne et due forme.