VIDEO. Paris Première reste payante: «Je ne vois pas en quoi la chaîne menace l’activité de D8»

MEDIAS Nicolas de Tavernost (M6) a réagi sur RTL après la décision du CSA de refuser le passage de la chaîne sur la TNT gratuite... 

A.G.

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Nicolas de Tavernost sur RTL le mercredi 30 juillet 2014.
Nicolas de Tavernost sur RTL le mercredi 30 juillet 2014. — Capture d'écran / 20 Minutes

Comme LCI et Planète +, Paris Première s’est vue privée mardi par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) du passage sur la TNT gratuite. Le groupe M6, propriétaire de la chaîne, a publié dans la foulée un communiqué de presse affirmant que cette décision menaçait l’avenir de Paris Première.

Ce mercredi matin, le président du directoire du groupe, Nicolas de Tavernost, a vivement réagi sur RTL: «On est victimes d’une décision malvenue (…) Paris Première a une spécificité dans l’offre actuelle, on souhaitait la proposer au plus grand nombre. Elle a des programmes qui ne dérangent personne.»

 

«Appauvrissement du paysage culturel français»

Selon Nicolas de Tavernost, le CSA a voulu «protéger» D8, Chérie 25 ou encore NRJ 12. «Je ne vois pas en quoi on menace l’activité de D8», a-t-il martelé. «On ne peut pas sur ce prétexte refuser que les gens aient le choix de regarder des émissions de spectacle vivant, de mode et de débat», pointant du doigt certains programmes diffusés par les chaînes de la TNT gratuite, notamment «Allô Nabilla». Selon lui, le CSA a fait «une erreur» et sa décision entraîne «un appauvrissement du paysage culturel français».

Alors que TF1 est en train de préparer la fermeture de sa chaîne d’information en continu LCI, la question de l’avenir de Paris Première, financée par les diffuseurs, en tête par CanalSat, se pose. Va-t-elle elle aussi devoir rendre l’antenne pour des raisons économiques? «Ca fait 28 ans que nous nous sommes battus dans des conditions pas toujours faciles pour que cette chaîne existe, a déclaré Nicolas de Tavernost sur RTL. C’est très difficile de la développer, on a fait beaucoup d’efforts.»

Un recours possible contre la décision du CSA

Dans un premier temps, «on va aller voir nos distributeurs, le groupe Canal. Au 31 décembre on n'aura plus de revenus si les distributeurs ne veulent pas reprendre la chaîne». Nicolas de Tavernost poursuit: «Nous allons valider le fait qu'ils sont prêts à continuer ou non à donner de l'argent pour que cette chaîne existe. Si ce n'est pas le cas nous ferons un retour contre la décision du CSA.»

Mardi, au cours d’une conférence téléphonique consacrée aux résultats du groupe, il avait déclaré: «Nous envisagerons la fermeture de cette chaîne si elle n’est pas viable», après avoir «réinterrogé l’ensemble des distributeurs», et si dans un second temps un appel contre la décision du CSA échoue.