La rédaction du «Monde» exige de sa direction «un vrai ressaisissement»

MEDIAS La rédaction est en conflit autour de sa réorganisation...

avec AFP

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Le siège du journal «Le Monde» dans le 13e arrondissement de Paris.
Le siège du journal «Le Monde» dans le 13e arrondissement de Paris. —

Les sociétés des rédacteurs du Monde (SRM) et du Monde interactif (SRMIA) exigent de leur direction un «vrai ressaisissement», sur fond de conflit autour de la réorganisation de la rédaction, dans un communiqué diffusé en interne mardi. «La SRM et la SRMIA constatent une perte globale de confiance dans la gouvernance du journal. Il y a aujourd'hui, un problème de méthode et d'organisation qui exige un vrai ressaisissement au sommet. Il serait grand temps de mettre en place une direction collective et fonctionnelle et que ceux qui font le travail, soient vraiment entendus», écrivent les deux SRM dans le communiqué obtenu par l'AFP, confirmant une information de Libération.

Une cinquantaine de postes réaffectés

Cette sortie intervient quelques mois après l'annonce par la direction du Monde d'une réorganisation de la rédaction. Selon un message interne envoyé en février à ses collaborateurs, elle prévoyait de réaffecter une cinquantaine de postes de sa rédaction vers différents services, dont une bonne partie vers le numérique. Les syndicats avaient alors dit craindre «un plan social déguisé».

«Les SRM rappellent leur souhait de voir un rapprochement des rédactions print et web et ne sont pas opposées à l'accord de mobilité, mais celui-ci manque d'un pilote et d'une gestion humaine», écrivent-elles mardi. «C'est pourquoi les SRM demandent aujourd'hui l'assouplissement du plan de mobilité, notamment sur les thèmes importants laissés en déshérence», ajoutent les SRM qui citent «l'environnement et l'écologie», les «questions exclusions et logement» et «certains pans» de l'économie.

Dans ce document, les deux organisations représentant les rédactions papier et web «prennent acte du report en septembre de la nouvelle formule du journal» initialement prévue avant l'été. «Mais ce report de trois mois doit être mis à profit pour clarifier les zones d'ombres qui entourent ce projet et permettre aux rédacteurs de mieux se l'approprier», estiment-elles.