Out of «Libé», par tous les moyens

INFORMATION 20MINUTES Faute de candidats au départ, il y aura des licenciements secs...

Laure de Charette

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Les banques ont abandonné une bonne partie de leurs créances sur le quotidien Libération, qui s'apprête à connaître une semaine cruciale, avec un vote décisif des salariés et une assemblée générale des actionnaires.
Les banques ont abandonné une bonne partie de leurs créances sur le quotidien Libération, qui s'apprête à connaître une semaine cruciale, avec un vote décisif des salariés et une assemblée générale des actionnaires. — Bertrand Guay AFP/Archives

Selon nos informations, Edouard de Rothschild, l’actionnaire principal de «Libération», est prêt à procéder à des licenciements secs le cas échéant, c’est-à-dire s’il n’y a pas assez de candidats au départ.

Ce serait une première dans l’histoire du quotidien. En fait, il manque une dizaine de volontaires pour atteindre l’objectif de soixante-seize départs du plan social. Tous les moyens seraient donc envisagés pour pousser les journalistes vers la sortie.

En attendant, plusieurs journalistes contactés disent subir des pressions depuis le début de la semaine dernière. «Sous couvert d’un peu d’humour ou d’un discours à double tranchant, la direction incite gentiment certains journalistes à partir», témoigne un des membres de la rédaction sous couvert d’anonymat. Parmi les journalistes visés, «les fortes têtes pas facilement manoeuvrables», davantage que ceux dont les papiers laissent à désirer.

Selon l’intersyndicale, certains membres de la rédaction ont reçu des e-mails, des appels sur leur portable voire des convocations dans le bureau du directeur de la rédaction, Laurent Joffrin. On leur explique alors qu’ils n’ont plus leur place dans leur service, «qu’il faut qu’ils réfléchissent» ou que leur départ «serait dans la logique des choses». Ambiance…