Un nouvel hebdomadaire, «Le 1», lancé ce mercredi

MEDIAS Eric Fottorino, l'ancien directeur du «Monde», veut révolutionner la presse écrite avec un journal dépliable fait d'une seule feuille de papier, qui se concentre chaque semaine sur un sujet...

A.G.

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Une lectrice de l'hebdomadaire «Le 1», lancé le 9 avril 2014 par Eric Fottorino, ex-directeur du «Monde».
Une lectrice de l'hebdomadaire «Le 1», lancé le 9 avril 2014 par Eric Fottorino, ex-directeur du «Monde». — BERTRAND GUAY / AFP

Un objet imprimé non identifié est apparu dans les kiosques ce mercredi matin. Une grande feuille de papier pliée  trois fois sur elle-même en format A4. Il s’agit d’un tout nouvel hebdomadaire, baptisé Le 1. Une fois par semaine, sur une feuille de papier de 63 centimètres de haut et 84 de large, un thème de l’actualité imaginé sous différents angles est proposé aux lecteurs. Il n’y a pas de mode d’emploi. A lui de plier et de déplier Le 1 pour s’inventer son circuit de lecture.

Ce nouveau titre de presse écrite est lancé par Eric Fottorino, l’ex-directeur du quotidien Le Monde. Avec Le 1, il veut bousculer les codes, révolutionner la presse écrite et «contrer le zapping permanent», a-t-il expliqué dans une interview à Libération. Tant sur la forme que sur le fond.

«Tout ne s’explique pas, mais tout s’interroge» 

Non seulement, il fait valoir dans une interview à La Croix qu’aucun autre hebdomadaire ne traite que d’un seul sujet, mais Le 1, sans publicités, sollicite le regard d’écrivains, de philosophes, d’historiens ou encore d’artistes sur les sujets abordés. Le premier numéro pose la question «La France fait-elle encore rêver?» et propose des «articles et témoignages» du réalisateur Costa Gravras ou encore des écrivains Tahar Ben Jelloun et Erick Orsenna.

 «Chaque semaine, nous nous proposerons d’éclairer un grand thème de l’actualité, à notre façon. Conscient que la racine latine d’expliquer n’est autre que… déplier. Un dépliage tout en littérature et en poésie, en philosophie, en anthropologie, en histoire ou en géographie, en chiffres et en lettres, écrit Eric Fottorino dans un éditorial. Déplier c’est ouvrir. Voilà notre engagement: explorer toutes les facettes du réel.» Il précise que son hebdomadaire est un journal de questionnements: «Tout ne s’explique pas, mais tout s’interroge. Les journaux informent. Le 1 se fait fort d’inspirer.» 

«Le papier reste un support moderne» 

«La presse écrite a encore beaucoup à dire», «le papier reste un support moderne», a affirmé l’ex-directeur du Monde à Libération, toutefois conscient que les Français ont (ou prennent) de moins en moins le temps de lire. Résultat, il a privilégié une pagination limitée pour son hebdomadaire. «Le 1 est un journal ramassé, dense, un loup maigre mais musclé. Pour moi, Le 1, c’est une épure de journal». 

Le 1 est vendu en kiosques au prix de 2,80 euros. Il est possible de s’abonner à l’hebdomadaire pour 9 euros par mois et 89 euros par an.