«Libération» aurait trouvé un nouvel investisseur et 18 millions d’euros

PRESSE L’annonce officielle pourrait avoir lieu jeudi 27 mars…

Benjamin Chapon

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Les salariés de Libération ont décrit lundi, sur deux pages, leur "combat pour garantir l'avenir de Libé", reprenant, comme un slogan, leur "Une" de samedi qui clamait en gros titres "Nous sommes un journal". 
Les salariés de Libération ont décrit lundi, sur deux pages, leur "combat pour garantir l'avenir de Libé", reprenant, comme un slogan, leur "Une" de samedi qui clamait en gros titres "Nous sommes un journal".  — Pierre Andrieu AFP

Libération aurait trouvé son sauveur. Pressnews cite «plusieurs sources concordantes» pour affirmer que Bruno Ledoux, actionnaire à hauteur de 26,6 % au capital du quotidien, va annoncer dès jeudi 27 mars, l’arrivée de nouveaux investisseurs.

Cette annonce interviendrait lors du conseil de surveillance de Libération et à la veille d’un comité d’entreprise. Avec 2,5 millions d’euros de perte sur l’exercice 2013, Libération est, selon ses actionnaires, à la limite du dépôt de bilan.

18 millions d’euros

Après avoir avancé plusieurs projets de relance du titre qui ont suscité la colère et la grève des journalistes du quotidien, Libération avait chargé la branche investissement du Crédit Agricole de trouver de nouveaux investisseurs disposés à apporter 12 millions d’euros.

Selon Pressnews, les nouveaux investisseurs seraient prêts à aller au-delà avec une enveloppe de 18 millions d’euros.

Le trio Pigasse-Niel-Bergé en embuscade

Depuis quelques jours, le trio propriétaires du Monde et du Nouvel Observateur s’était déclaré intéressé par un éventuel rachat de Libération par la bouche du banquier d’affaire Matthieu Pigasse: «Quand on investit dans la presse, quand on aime la presse, quand on aime l’écrit, quand on est de gauche, engagé, on ne peut pas rester indifférent au sort de Libération», a estimé le banquier d’affaires.

Cependant, Matthieu Pigasse avait expliqué que «jusqu’à preuve du contraire, Libération a des actionnaires», et que «ces actionnaires ont un projet.»