La liberté de la presse a décliné dans le monde en 2013

MEDIAS Reporters sans frontières révèle son classement mondial de la liberté de la presse…

B.C.
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Les cercueils des deux journalistes exécutés au Mali à l'aéroport de Bamako, le 4 noveambre 2013.
Les cercueils des deux journalistes exécutés au Mali à l'aéroport de Bamako, le 4 noveambre 2013. — Harouna Traore/AP/SIPA

Les conditions de travail des journalistes a empiré aux États-Unis, en République centrafricaine et au Guatemala et s’est sensiblement amélioré en Equateur, en Bolivie et en Afrique du Sud.

Reporter sans frontières a publié son classement mondial de la liberté de la presse sur l’année 2013. Les bons élèves sont encore et toujours la Finlande, les Pays-Bas et la Norvège. «Le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée demeurent les pires trous noirs de l’information» selon l’association.

La Syrie, pays le plus dangereux pour les journalistes

«Le classement de certains pays, y compris des démocraties, est largement affecté cette année par une interprétation abusive du concept de la protection de la sécurité nationale, explique Lucie Morillon, directrice de la recherche de Reporters sans frontières. Par ailleurs, le classement reflète l’impact négatif des conflits armés sur la liberté de l’information et ses acteurs. Pays le plus dangereux au monde pour les journalistes, la Syrie est classée 177ème sur 180 pays.»

L’indice annuel du Classement, qui synthétise les atteintes à la liberté de l’information dans 180 pays sur l’année écoulée, démontre une légère aggravation de la situation. Cet indice passe de 3 395 points à 3 456 points, soit une augmentation générale de 1,8%.