Les actionnaires veulent faire de «Libération», «un réseau social, créateur de contenus»

avec AFP

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Au siège du journal Libération, le 3 septembre 2013, à Paris.
Au siège du journal Libération, le 3 septembre 2013, à Paris. — FRED DUFOUR / AFP

Libération vers une révolution? Les actionnaires du quotidien en grave crise financière, ont annoncé vendredi vouloir faire du journal «un réseau social, créateur de contenus monétisable sur une large palette de supports multimédias» (print, vidéo, tv, digital, forums, événements, radio, etc.).

Dans un texte qu'ils comptent faire paraître dans l'édition de samedi, les actionnaires actuels -les hommes d'affaires Bruno Ledoux, Édouard de Rothschild et le groupe italien Ersel- ont pour la première fois précisé leurs intentions vis-à-vis du journal aux ventes en chute libre et financièrement en péril.

Le siège social transformé en espace culturel

Ce projet, écrivent-ils, ne ferait plus de Libération «un seul éditeur de presse papier» mais un «réseau social, créateur de contenus», de quoi lui fournir «de très forts relais de croissance».

Les actionnaires estiment que le déménagement du journal est «inéluctable» mais souhaitent transformer le siège social du journal, situé rue Béranger, à Paris, en «un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une news room digital, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up».

Un «Flore du XXième siècle»

Ce «lieu d'échange ouvert et accessible à tous, journalistes, artistes, écrivains, philosophes, politiques, designers» serait «entièrement dédié à Libération et à son univers» dans l'esprit d'un «Flore du XXIème siècle, carrefour de toutes les tendances politiques, économiques, ou culturelles» en misant sur «la puissance de la marque Libération».

Ce texte obtenu par l'AFP ne précise pas le sort réservé à la rédaction et ne chiffre pas les investissements nécessaires.

Dans la soirée, la publication sur Twitter de la une de samedi traduit l'inquiétude des salariés du quotidien: