Décès de François Cavanna: «Merci pour son non-conformisme»

RÉACTIONS es internautes de «20 Minutes» s'expriment après l'annonce de la mort du fondateur d'Hara-Kiri...

C. La.

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Charlie Hebdo en kiosque, le 19 septembre 2012.
Charlie Hebdo en kiosque, le 19 septembre 2012. — G. VARELA / 20 MINUTES

Tout un symbole en ce jour d’ouverture du festival de la BD d’Angoulême. Le dessinateur, écrivain et fondateur du journal satirique Hara-Kiri devenu Charlie Hebdo, est décédé à 90 ans ce mercredi. Les internautes ont déposé leurs hommages.

>> Quel souvenir gardez-vous de François Cavanna? Ecrivain, dessinateur, fondateur d’Hara-Kiri et de Charlie Hebdo... Laquelle de ses fonctions vous a le plus marqué? Continuez à partager vos souvenirs en déposant un commentaire ou écrivez-nous à contribution@20minutes.fr.   

«Monsieur Cavanna, vous fûtes en ce jour, très bête et très méchant.» Faisant écho au titre du livre autobiographique Bête et méchant publié en 1981, Micka, internaute, salue l’auteur. «Je me souviens d'extraits des Ritals que je faisais étudier à mes élèves, poursuit-il. Celui sur la mort de son chien tirait des larmes aux pires farfelus.»

«Cavanna, c’était moi en mieux»

«Je l’avais découvert à la télé, raconte Bruno, ce devait être chez Chancel, puis chez Pivot, puis j’ai adhéré complètement à ses prises de positon dans ses livres, sa hargne, son humour, son mordant. Cavanna, c’était moi en mieux: l’écriture, la défense de la langue française, le vélo, l’anarchie, l’humour, la souffrance, les coups de gueule… Tout ce qu’il racontait, c’était ma vie, et que je faisais des bonds à chaque lecture de ses bouquins.»

«Qui va bien pouvoir nous faire un beau dessin gore pour son départ?»

Cavanna écrivain a marqué les esprits, notamment pour ses «bouquins d’histoire», particulièrement appréciés de Fabienne. Cavanna ne sera pas oublié de ses supporters, pour son «non-conformisme», illustré avec Hara-Kiri, puis Charlie Hebdo, pour lequel un autre dit simplement «merci». «Merci d'avoir un jour titré "Bal tragique à Colombey: un mort", se souvient un internaute, qui reprenait l'actu de la semaine, d'un incendie dans une discothèque qui avait fait plus d'une centaine de victimes et la mort du Général de Gaulle. Certes il fallait oser. Mais quel fou rire.»

Beaucoup, comme C. avouent s’être «délectés» des satires des hebdomadaires, et avoir «des souvenirs mémorables de certains dessins ou articles». Dans la foulée, Bernard s’interroge: «Qui va bien pouvoir nous faire un beau dessin gore pour son départ?»