Franz-Olivier Giesbert quitte la direction du «Point»

A.G. avec AFP

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Franz-Olivier Giesbert sur le plateau de l'émission de France 2 «Des paroles et des actes», face à Nicolas Sarkozy, le 7 mars 2012.
Franz-Olivier Giesbert sur le plateau de l'émission de France 2 «Des paroles et des actes», face à Nicolas Sarkozy, le 7 mars 2012. — WITT/SIPA

Il quittera ses fonctions de PDG du Point le jour de ses 65 ans, le 18 janvier 2014. Estimant ne plus être «l'homme de la situation» dans un entretien à Télérama, Franz-Olivier Giesbert a préféré devenir conseiller de l’hebdomadaire. «Je continuerai d'écrire des éditos et des articles, je donnerai un coup de main sur la une. Mais je n'irai plus systématiquement aux réunions. Je ne ferai pas le vieux papy qui emmerde tout le monde en disant "de mon temps..."», déclare-t-il, expliquant qu'il n'avait «plus l'âge d'avoir des fonctions exécutives». 

«Je ne comprends plus rien aux réunions sur le numérique» 

«J'ai vu couler des entreprises parce que le vieux patron, se croyant indispensable, n'arrivait pas à partir», ajoute FOG.

«Je suis vraiment un type de l'écrit, j'adore le papier. Je ne comprends plus rien aux réunions sur le numérique. Je ne suis plus l'homme de la situation. Etre à la tête d'un journal, ça vous dévore. J'ai passé ma vie à ne pas dormir pour des histoires de ventes, de pub en baisse...», explique-t-il.

«Le Point va bien»

En réponse aux rumeurs de vente de l'hebdomadaire, détenu par François Pinault, il assure que «pour l'heure, Le Point va bien». «On a fait un million d'euros de résultats d'exploitation en 2013. C'est moins que l'année précédente (4 millions d'euros), mais on est en train de basculer sur le nouveau modèle: 20% des recettes publicitaires du Point viennent du numérique. Leur croissance est très forte», précise-t-il.

Contacté par l'AFP, l'hebdomadaire n'était pas encore en mesure de préciser qui remplacerait FOG et quel serait le futur organigramme du journal, le conseil d'administration n'ayant pas encore eu lieu.