Les radios musicales veulent garder la main sur leur «liste de lecture»

Benjamin Chapon

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David Guetta en concert à Berlin le 8 septembre 2013
David Guetta en concert à Berlin le 8 septembre 2013 — MNB/HSS/WENN.COM/SIPA

Les radios ne sont pas gagas de la chanson francophone. Au lendemain d’un appel d’associations de musiciens (ADAMI, SNEP et SACEM), les grandes radios musicales françaises signent un communiqué commun (dont NRJ, Fun Radio, RTL2, Virgin Radio...).

Les radios musicales veulent ainsi applaudir un récent rapport du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) qui pointait «les difficultés rencontrées par les radios musicales à continuer de respecter leurs obligations de diffusion de musique francophone en l’état actuel de la réglementation.»

La liberté de programmer

Le communiqué collectif pointe la «baisse significative de la production musicale francophone» et cite le CSA qui estime que «de 2002 à 2013, le nombre d’albums francophones commercialisés par les majors a chuté de 63%.»

En réponse à la demande formulée par les auteurs de chansons francophones que les radios aient l’obligation de passer plus de titres francophones variés, celles-ci répondent qu’il s’agirait d’une «atteinte à leur liberté éditoriale.»

En français, ça donne quoi?

Mieux, les radios musicales demandent une «modernisation» du dispositif des quotas pour leur permettre de «prendre en compte la chute drastique de la production francophone et l’émergence d’une nouvelle scène française non-francophone s’adressant à un marché mondial».

Les associations de musiciens estiment au contraire que «les titres d’artistes francophones ne chantant pas en français représentent une infime part de la production locale.»