Jouets de Noël: Pourquoi il y aura encore des ruptures de stocks cette année

COMMERCE A quelques jours du dernier week-end de shopping, certains jouets sont déjà introuvables...

Claire Planchard

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Dans le magasin Toys"R"us de la Défense (Hauts-de-Seine) en novembre 2013.
Dans le magasin Toys"R"us de la Défense (Hauts-de-Seine) en novembre 2013. — Vincent WARTNER / 20 MINUTES

Vous n’avez pas encore acheté la fée volante Flutterbye qui figure en haut de la liste au père Noël de votre fille depuis le mois d’octobre? Vous allez le regretter amèrement. Une vente exceptionnelle de 40 poupées a tourné à la foire d’empoigne de ce vendredi matin au magasin de La Grande Recré de la gare Saint-Lazare de Paris… Tout simplement parce que ce jouet est devenu introuvable.

Et ce n’est pas le seul: parmi les cadeaux stars de cette année, la Pokebox et le jeu Chass’fantômes sont aussi proches de la rupture de stocks. Il y a quelques années, souvenez-vous, la pénurie de toupies Beyblade avait créé la panique chez les parents. Et l’an dernier, trouver la tablette Storio 2 quelques jours avant Noël relevait d’une vraie chasse au trésor.

«La boule de cristal n’existe pas»

«Chaque année, une, deux ou trois références viennent à manquer. C’est inhérent à l’organisation de la filière du jouet où les produits vendus pour Noël ont été commandés six ou huit mois à l’avance. La boule de cristal n’existe pas», explique Franck Mathais, directeur des ventes de directeur des ventes de La Grande Récré. «C’est un coup de poker entre fournisseurs et acheteurs», résumait fin novembre Rémi Portes, le directeur du magasin Toys"R"us de La Défense.

En pratique, pour préparer leurs commandes et prévoir leurs ventes, les spécialistes de la distribution de jouets s’appuient sur les études de marché des fabricants et les dispositifs de production qu’ils mettent en place au niveau mondial. «Si on pense qu’un produit va mieux se vendre que ce qu’attend le fabricant, on peut essayer de négocier très en amont avec lui de produire des quantités supplémentaires», souligne Franck Mathais. Mais si les fabricants ne veulent pas prendre ce risque ou n’ont pas les capacités industrielles de le faire, alors les marges de manœuvre sont quasi nulles.

«Les produits vendus à Noël sont fabriqués pendant l’été. Ils commencent à arriver en début de saison au moment où partent les catalogues. Commence alors le jeu des listes au père Noël. Et si début novembre, on constate une très forte demande sur certaines références, le temps de réserver l’outil industriel, de les refabriquer et de les acheminer, on est déjà début 2014», constate le spécialiste, avant de conclure, philosophe: «Ces engouements inattendus font partie de la magie de l’enfance. Et si un cadeau est introuvable, il en restera en moyenne sept autres au pied du sapin…