Qu’une fille brûle «Lui» rappelle à Beigbeder «les autodafés d'Hitler»

J.M.

— 

Frédéric Beigbeder, directeur de la rédaction de Lui, à la soirée de lancement du magazine, le 3 septembre, à Paris.
Frédéric Beigbeder, directeur de la rédaction de Lui, à la soirée de lancement du magazine, le 3 septembre, à Paris. — CORNIER GAEL/SIPA

Le directeur de la rédaction de Lui n’en est pas à une provocation près.  Après avoir signé «Le manifeste des 343 salauds», Frédéric Beigbeder vient d’atteindre le point Godwin dans une interview publiée jeudi 7 novembre dans le quotidien espagnol El Pais. Dans cet article qui explique la renaissance de Lui, «le magazine de l’homme moderne» ou pour «les connards d'hétérosexuels» selon les termes du directeur de la rédaction, il revient sur les critiques adressées au magazine.

«Une fille a brûlé un exemplaire de Lui et a posté une vidéo sur Internet, ça m'a rappelé les autodafés d'Hitler contre les œuvres dissidentes», affirme-t-il. Un article publié sur Vice, après la sortie du premier numéro avec Léa Seydoux en couverture, était intitulé «Le magazine Lui version 2013 est l’ennemi des femmes et des hommes civilisés- Et je vous conseille de le brûler.» Pour rappel historique, en 1933, après l’accession au pouvoir du parti nazi en Allemagne, le chancelier Adolf Hitler avait fait organiser le 10 mai dans plusieurs villes des bûchers où avaient été jetés les ouvrages de marxistes, de Juifs et de pacifistes.