Les journalistes de «Courrier International» en grève contre un plan de licenciements

A.C. avec AFP

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Le gouvernement va reporter d'un an l'augmentation des tarifs postaux pour la presse et doubler la part de ses dépenses de communication destinées aux journaux face à la crise, a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy en clôturant les états généraux de la presse.
Le gouvernement va reporter d'un an l'augmentation des tarifs postaux pour la presse et doubler la part de ses dépenses de communication destinées aux journaux face à la crise, a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy en clôturant les états généraux de la presse. — Hocine Zaourar AFP/Archives

Les journalistes de Courrier International sont en grève et l’hebdomadaire pourrait ne pas sortir cette semaine. La décision a été prise ce mardi en assemblée générale dans les locaux de Télérama qui appartient comme Courrier International au groupe Le Monde. La grève est votée jusqu’à mercredi 9h. La rédaction de l’hebdomadaire demande le retrait du plan de licenciements qui prévoit pour début 2014 la suppression de 26 postes équivalent temps plein, soit 29 postes au total, sur un effectif total de 90 personnes, ont indiqué des représentants du personnel. Le plan prévoit en outre la suppression de 25 postes de pigistes réguliers.

«Personne ne peut croire qu’on fait le même journal avec moins de journalistes»

Télérama sur son site cite un extrait d’une lettre de soutien du réalisateur et écrivain Gérard Mordillat qui écrit: «Pourquoi ce plan de licenciements? Personne ne peut croire que l'on fait le même journal avec moins de journalistes, moins de pages, moins de tout. A l'évidence, cette décision n'est justifiée en rien, sinon par une opération financière. Courrier International est un titre essentiel de la presse française, indispensable même à quiconque veut lire l'actualité hors de frontières étroites des publications nationales. Je veux assurer l'ensemble du personnel de mon soutien actif dans le combat qu'il engage contre ceux qui n'ont d'autre objectif que de garantir aux actionnaires la pérennité de leurs dividendes.»