RTL, une rentrée sous le signe de la continuité

Joël Métreau

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Les animateurs Marc-Olivier Fogiel et Yves Calvi, à la conférence de presse de rentrée de RTL, dans les locaux de la radio, au 22 rue Bayard, à Paris, le 10 septembre 2013.
Les animateurs Marc-Olivier Fogiel et Yves Calvi, à la conférence de presse de rentrée de RTL, dans les locaux de la radio, au 22 rue Bayard, à Paris, le 10 septembre 2013. — VILLARD/SIPA

Aux premiers rangs, les bons élèves, reconduits pour la rentrée de RTL: Flavie Flament, Yves Calvi, Marc-Olivier Fogiel, Jacques Pradel, Stéphane Bern, Laurent Gerra, Eric Zemmour (en retard)…  L’inoxydable Philippe Bouvard, pourfendeur de Hanouna, lui, s’était fait porter absent la conférence de presse de la radio généraliste.

François Lenglet, Alain Duhamel

Les petits nouveaux se comptent sur les doigts d’une main (posée sur un micro) «Dans un mercato, le premier job, c’est de s’assurer que ceux qui sont bons restent », explique Christopher Baldelli, président du directoire de RTL Radio.

Non satisfait de vulgariser l’économie sur le JT de 20h de France 2, François Lenglet est accueilli sur la tranche matinale, aux côtés de Alba Ventura: «Un plaisir de rejoindre cette écurie dorée», selon le journaliste. Le jockey  des éditos politiques, Alain Duhamel, lui, a trouvé un nouveau compagnon en la personne de Marc-Olivier Fogiel.  Dans son émission «RTL Soir», cet autre inoxydable animera une chronique à 18h30. En interne, dans ces changements plus invisibles, Elisabeth Martichoux accède à la tête du service politique de la rédaction.

Deux fois plus de flux vidéo

RTL est la première radio de France, peut-être un jour la plus regardée? En semaine, la diffusion des émissions va doubler, passant de 6h à 12h. Davantage d’images aussi, avec des pastilles vidéo, avec des «essentiels» (comme les avis d’Apathie) et surtout des «éclairages» (comme la voiture qui se gare toute seule).  Pour la rentrée, un site Internet rénové (à 2,5 milions de vues chaque mois) et une nouvelle application. «La radio est adaptée au monde numérique, car à la différence de la presse, c’est un modèle de gratuité», a glissé Christopher Baldelli.

Stéphane Bern, dans le texte

Et puis les résultats sont bons : «De septembre à juin dernier, nous avons été en progression sur toutes les vagues. Nous avons gagné au total plus de 200 000 auditeurs, s’est félicité Christopher Baldelli. Notre objectif : consolider cette audience», citant Stéphane Bern dans son émission «Espérer et se réjouir». Pour les réjouissances, on sort les graphiques qui  comparent les audiences, avec NRJ, France Inter et même les chaines de télé. «Notre objectif, c’est de rester la première radio de France sur l’information», assène Jacques Esnous, directeur de l’information de la radio. Pour l’espoir, il ne reste plus qu’à croiser les doigts.