Pour Alain Weill, «il n’y a pas la place pour trois chaînes d’information gratuites» en France

A.G.

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Alain Weill lors de la conférence de presse de rentrée de BFM TV, le 28 août 2013.
Alain Weill lors de la conférence de presse de rentrée de BFM TV, le 28 août 2013. — Vincent Wartner / 20 Minutes

«Si LCI est autorisée en gratuit, on passera d’une chaîne malade à trois chaînes moribondes». Alain Weill, le président de NextRadioTV (RMC, BFM, BFMTV), est formel: «Il n’y a pas la place pour trois chaînes d’information gratuites» en France. «Dans les autres pays, il y a deux chaînes d’information» concurrentes, pas plus, a-t-il insisté.

Déjà concurrencée par iTélé, sa chaîne BFMTV -regardée par 10 millions de téléspectateurs chaque jour-, pourrait effectivement se retrouver avec une nouvelle rivale prochainement. LCI, chaîne d’information du groupe TF1, pourrait rejoindre la TNT gratuite, venant ainsi piétiner ses plates-bandes. En modifiant l’article 42-3 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, les députés ont confié au CSA la capacité de décider du passage d’une chaîne payante en clair et vice versa. 

«C’est quasiment une nouvelle chaîne lancée sur l’ensemble du territoire» 

«Passer de payant en gratuit… L’impact sur le paysage audiovisuel est important. C’est quasiment une nouvelle chaîne lancée sur l’ensemble du territoire», s’est indigné Alain Weill, qui va «essayer de convaincre les sénateurs», qui doivent examiner l'amendement le 1er octobre. «On considère sur le plan juridique que cela relève d’un appel à candidatures, a poursuivi le patron de NextRadioTV. Ca ne me paraît pas raisonnable de changer les règles, c’est déstabilisant pour les concurrents».

Malgré ce discours, Alain Weill a affirmé à plusieurs reprises ne pas avoir «peur de la concurrence», avant de poser la question: «Mais pourquoi avoir trois chaînes gratuites d’information alors qu’il y a d’autres thématiques qui intéressent les Français et qui ne sont pas servies?»