Une journaliste d'iTélé traitée de «salope» par Gérard Depardieu

MEDIAS Elena Volochine, correspondante de la chaîne à Moscou, raconte au «Canard enchaîné» la tournure inattendue et «choquante» qu'a pris son rendez-vous pour une interview avec l’acteur...

A.L

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L'acteur Gérard Depardieu, à la conférence de presse du premier festival de film russe, à Nice, le 6 juin 2013.
L'acteur Gérard Depardieu, à la conférence de presse du premier festival de film russe, à Nice, le 6 juin 2013. — VALERY HACHE / AFP

Elena Volochine s’attendait à une interview en tête en tête avec l’acteur. En guise de réponses, c’est une flopée d’insultes qu’a reçue le jeudi 20 juin la correspondante d’iTélé à Moscou, qui se dit «choquée et très blessée» par cette rencontre avec un Gérard Depardieu particulièrement remonté, raconte-t-elle au Canard enchaîné.

La journaliste a bien décroché sa rencontre avec l’acteur, dans sa chambre de l’hôtel Metropol, où loge l’acteur quand il est de passage à Moscou. Mais l’accueil qui lui est réservé met tout de suite les choses au clair. «Viens ici! Qu’est-ce que t’as foutu?», «hurle» Depardieu depuis la chambre dont il a laissé la porte grande ouverte.

«Salope!», «Va te faire baiser!», vocifère Depardieu

Accompagné d’un assistant et de son producteur franco-russe Arnaud Frilley, Depardieu oblige alors la journaliste à regarder à la suite deux de ses reportages, l’un du 22 mai, l’un du 24 mai, qui ne lui ont pas convenu. Le premier évoque entre autres «l’appartement cadeau» que le président Kadyrov lui a donné, le second montre des images exclusives du tournage de son film, «dont le résultat n’a pas plu: la journaliste a oublié de vanter les mérites de la Tchétchénie», écrit le Canard enchaîné.

«Salope!», «Va te faire baiser!», vocifère Depardieu pendant que défile le premier sujet. «Saloperies», ne cesse-t-il de répéter, «déchaîné», pendant le second sujet.

Le commentaire du producteur, contacté par Le Canard enchaîné? «Il a un franc-parler qui peut choquer, mais il faut s’habituer». Celle de Gégé est plus «franche»: «C’est une salope! Et merde au "Canard"!»