«Mur des cons»: Le journaliste de France 3 mis à pied pendant une semaine

POLEMIQUE Clément Weill-Raynal avait filmé les photos de plusieurs personnalités qui s'étaient retrouvées sur le «mur des cons» dans un local du Syndicat de la magistrature en avril dernier...

20 Minutes avec AFP
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Le «mur des cons», dans un local du Syndicat de la magistrature.
Le «mur des cons», dans un local du Syndicat de la magistrature. — Capture d'écran

Le journaliste Clément Weill-Raynal, auteur des images du «Mur des cons» filmées au Syndicat de la magistrature (SM), a été mis à pied pour une durée de 7 jours par la direction de France Télévisions, a-t-il annoncé ce mardi dans un courriel adressé à l'AFP. Sa mise à pied «prend effet à partir de demain, mercredi 12 juin», précise-t-il, en dénonçant «une sanction injuste prise pour des motifs politiques».

La direction de France Télévisions reproche à Clément Weill-Raynal d'avoir manqué de «loyauté» et «de ne pas les avoir informés» qu'il était «l'auteur des images» de ce «Mur des cons» au siège du SM, où figuraient les photos de ceux ou celles qui avaient tenu des propos considérés comme hostiles au SM et qui avaient provoqué un scandale. Le journaliste avait d'abord menti sur l'origine de ces images qu'il avait pourtant filmées. Après leur diffusion par le site atlantico.fr, il avait convaincu la chaîne de les utiliser et de les commenter lui-même dans le journal télévisé, dissimulant, avant d'avouer, que c'était lui qui les avait captées et transmises à des tiers.



Dans un communiqué, France 3 précise: «Les griefs ne portent ni sur la captation des images réalisée lors d'un reportage pour la chaîne France 3, ni sur les moyens employés par le journaliste, mais bien sur son manque de loyauté alors que les images étaient diffusées par un média concurrent de France Télévisions et qu'il en niait formellement en être l'auteur.» 

«En vertu de la loi sur la protection des sources des journalistes, je n'avais pas à informer ma direction que j'étais l'auteur des images», assure le journaliste qui «envisage de contester par les moyens légaux la sanction de mise à pied». Il considère que «cette décision a été prise dans un climat de haine à (son) égard».