Les journalistes femmes des «Echos» font la grève de la signature

Benjamin Chapon

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Illustration: Le quotidien «Les Echos»
Illustration: Le quotidien «Les Echos» — POUZET/SIPA

Il y a des femmes journalistes aux Echos, la moitié de la rédaction même, mais vous ne verrez plus leurs noms en bas des articles. Elles ont décidé, ce vendredi, de faire la «grève de la signature» dans les éditions papier et Web du quotidien économique, pour dénoncer l’absence totale de femmes à la rédaction en chef et à la direction du journal.

Dans un communiqué, elles expliquent: «Chaque jour, aux Echos, nous sommes aussi nombreuses que les hommes à faire ce journal. Mais il n'y a de femme ni à la rédaction en chef ni à la direction de la rédaction du quotidien.»

Parlant de «malaise» dans la rédaction avec la «disparition» progressive des femmes aux postes à responsabilité, les journalistes appellent la direction «à prendre la mesure du problème» et à réagir rapidement.

Francis Morel, le PDG du quotidien, a expliqué au site Arrêt sur images qu'il prenait ce mouvement «très au sérieux» et jugeait «le constat fait par les femmes des Echos objectivement juste». Il recevra les représentantes du mouvement lundi, en compagnie de Nicolas Barré, directeur des rédactions et promet une accélération du plan de rattrapage des disparités salariales entre hommes et femmes mis en place il y a deux ans.