Julien Courbet viré de France 2: «C'est une injustice profonde»

MEDIAS Ecarté mercredi dernier de France 2, l'animateur a confié son amertume à RTL...

A.L

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L'animateur Julien Courbet sur le plateau de LCI à Boulogne Billancourt, le 10 janvier 2013.
L'animateur Julien Courbet sur le plateau de LCI à Boulogne Billancourt, le 10 janvier 2013. — IBO/SIPA

On ne verra plus Julien Courbet sur France 2 après le 29 mars, date à laquelle s’arrêtera son jeu «Seriez-vous un bon expert?». France 2 a écarté l’animateur en raison de l'audience insuffisante du programme mais aussi à cause de plusieurs tweets «inacceptables», a indiqué le 7 mars Philippe Vilamitja, le directeur de l'antenne et des programmes, au Parisien.

«Ce n’est pas pour l’audience qu’on m’a sorti de là»

L’un des tweets problématiques? «Ils doivent préférer les jeux américains. Pour la peine je vais payer ma redevance en dollars». Ces tweets, l’animateur «ne les regrette pas, parce qu’ils étaient humoristiques. (…) Je dis simplement que le service public préfère mettre des jeux américains, avec humour», a affirmé l’animateur au micro d’RTL, qui assure: «Ce n'est pas pour l'audience qu'on m'a sorti de là, ce n'est pas vrai, c'est impossible».

Alors pourquoi? «Parce qu'elle n'aime pas ma tête, parce qu'elle veut mettre un copain, pour n'importe quelle raison ça ne me regarde pas (…) ils ont le droit de licencier qui ils veulent, je veux juste, et c'est pour ça que je vous parle, qu'ils disent la vérité», affirme l’animateur qui explique avoir reçu, «mercredi à 21h50, un mail de licenciement, pas un coup de fil. Et à 4h du matin dans les boîtes aux lettres il y a Le Parisien avec une grande interview de Philippe Vilamitjana (…) On m'envoie le mail à 22h comme ça je ne peux pas réagir».

«Les règles du jeu ont changé»

Julien Courbet considère son éviction comme «une injustice profonde» et insiste: «Les règles du jeu ont changé. Je suis rentré il y a 4 ans, Patrick de Carolis m'a reçu dans son bureau et m'a dit "Ici le mot ménagère, il est interdit. (…) On ne peut pas d'un côté faire payer une redevance à des gens et après faire des programmes qui ciblent les téléspectateurs qui rapportent". Or, aujourd'hui à quatre reprises dans une interview, on entend "il faut faire de la ménagère"».