L'Etat français et Google ont trouvé un accord sur la rémunération des éditeurs de presse

WEB Le géant américain va financer un fonds de 60 millions d'euros pour «faciliter la transition vers le numérique»...

I.R. avec agences

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Le logo de Google.
Le logo de Google. — Paul Sakuma/AP/SIPA

Le président exécutif de Google Eric Schmidt et le chef de l'Etat français François Hollande ont signé vendredi un accord sur les modalités d'un accord de rémunération des éditeurs français de presse dont les contenus sont indexés par le moteur de recherche américain.

>> Pour tout comprendre du bras de fer qui opposait le moteur de recherche aux éditeurs de presse, c'est par ici

Un fonds de 60 millions d'euros sera créé pour la presse d'informations générales, financé intégralement par Google, a précisé le président de la République. Ce fonds sélectionnera des projets au sein de la presse quotidienne et magazine pour «faciliter la transition vers le numérique», a précisé le médiateur désigné par le gouvernement pour négocier avec Google, Marc Schwartz.

Pas de réapprovisionnement du fonds prévu par Google

Les projets pourront être financés sur plusieurs années mais Google n'a pas vocation, selon l'accord signé, à réapprovisionner le fonds. «Lorsque le fonds sera épuisé, nous nous retrouverons pour une autre conférence de presse avec Google», a plaisanté François Hollande pour mettre fin aux questions.

Le Président a néanmoins tenu à préciser que ce partenariat entre des acteurs privés -éditeurs de presse et Google- n’avait pas de lien avec les réflexions en cours sur l’intervention de l’Etat en faveur de la presse.

Les menaces fructueuses du gouvernement?

François Hollande avait auparavant annoncé que, faute d'accord, un projet de loi serait proposé en vue de créer un mécanisme de rémunération au bénéfice des organismes de presseLes associations d'éditeurs de presse souhaitent en effet que le groupe américain les rémunère pour les informations qu'il indexe, une demande refusée jusqu'ici par Google qui menaçait de son côté de ne plus référencer les médias français.

L'idée d'une rémunération des éditeurs français par Google était soutenue par la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti. Elle l'a jugée «extrêmement pertinente» mercredi devant la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale.