La guerre des tuyaux

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Finies les frayeurs chez les éditeurs de sites ? Free s'est engagé à «mettre fin au blocage antipub dans les heures qui viennent», a annoncé lundi la ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin. Depuis jeudi, l'installation par défaut d'un système de blocage de la pub chez Free avait suscité un vif émoi chez les éditeurs. En fait, un nouveau coup dans le cadre de la guerre menée par l'opérateur français contre Google. Une source proche du dossier a confié à La Tribune que la démarche se voulait «un moyen de pression pour amener le géant américain à partager une partie des revenus qu'il tire de la publicité». Free souhaite que Google contribue au financement des infrastructures qui permettent d'accroître la capacité de la bande passante. Pourquoi ? Parce que le géant américain détient YouTube depuis 2006, une plateforme très gourmande en bande passante. La «façon de procéder» de Free n'était «pas acceptable», selon Fleur Pellerin, qui considère qu'«un acteur ne peut pas remettre en cause de matière unilatérale tout l'écosystème numérique». ■ A.Grondin