Laurence Bloch: «La grille de France Inter a fait ses preuves»

Propos recueillis par Annabelle Laurent
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Laurence Bloch, directrice adjointe de France Inter. 
Laurence Bloch, directrice adjointe de France Inter.  — France Inter

France Inter est la troisième radio de France, avec 10,6 % d’audience cumulée au mois de septembre et d’octobre, contre 10,4% l’an dernier. La radio gagne 117.000 auditeurs en un an. Pour sa directrice adjointe, Laurence Bloch, il y a de quoi y voir une bonne rentrée. Notamment pour la plus nouvelle de ses émissions, «On va tous y passer», animée par Frédéric Lopez qui remplace depuis septembre Isabelle Giordano à la mi-journée. La tranche gagne 0,1 point d’audience. «Service public» de Guillaume Erner, «Comme on nous parle» de Pascale Clark et «La marche de l'histoire» de Jean Lebrun ont également gagné des auditeurs. 

Comment avez-vous accueilli ces chiffres ce matin? 

Ils sont bons, parce qu’ils montrent que la chaine consolide ses programmes et sa grille. Ce qui est d’autant plus une bonne nouvelle que c’est une rentrée moins chaude que l’année dernière où il y avait un appétit pour la présidentielle, et qu'on a perdu deux jours entiers d'antenne à cause de mouvements de grève. C’est la troisième saison qu’on entame la nouvelle grille Inter, et elle est bien acceptée par les auditeurs, elle a fait ses preuves. On peut donc continuer de construire, de rénover et d’inventer. C’est un bon point de départ pour l’année à venir!


En juillet, France Inter se rapprochait de RTL, avec le plus faible écart enregistré depuis 2003. Sur cette vague là, l’écart s’est un peu creusé. L’objectif pour France Inter reste de la dépasser? 

L’objectif n ‘est pas de dépasser RTL, c’est d’avoir de plus en plus d’auditeurs sur des programmes de qualité. C’est de fédérer de plus en plus d’auditeurs et de faire aller les gens vers le service public. 

L’actualité est moins porteuse par rapport à l’an dernier avec la présidentielle. Comment se positionner pour que l’audience ne se tasse pas?

L’actualité se fait toute seule, on ne peut pas l’inventer. Mais là où en septembre-octobre, ce sont surtout les réformes du gouvernement qui ont été porteuses, on se dit que l’année prochaine ce sont surtout les problématiques sociétales et environnementales qui vont compter: le mariage pour les homosexuels, l’homoparentalité, les gaz de schiste… Il faut qu’Inter soit au cœur de ces questions.  

Quels sont vos grands chantiers, vos priorités pour l’année?

Forcément l’info. Et la musique. C’est un axe majeur pour nous: accompagner de plus en plus les artistes, les festivals de musique, aider le secteur du disque et de la chanson qui est en grande difficulté. Nous faisons tout un travail sur notre playlist, sur les albums que l’on porte éditorialement ou sur des événements musicaux, comme la journée Camille récemment, qui a très bien marché.