France Télévisions doit 206.000 euros à son ex-salarié aux 320 CDD

MEDIAS Le salarié avait demandé la requalification de ses contrats en CDI...

A.L

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Mercredi, une source proche de l'enquête a indiqué qu'un courrier similaire avec une balle était parvenu au PDG Nonce Paolini au siège de TF1 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). France Télévisions a également indiqué avoir reçu la même missive.
Mercredi, une source proche de l'enquête a indiqué qu'un courrier similaire avec une balle était parvenu au PDG Nonce Paolini au siège de TF1 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). France Télévisions a également indiqué avoir reçu la même missive. — Jean Ayissi AFP/Archives

Trois cent vingt contrats à durée déterminée: c’est ce qu’a signé M. X, technicien monteur pour France 3 en seulement dix ans, entre 1999 et 2009. La chaîne, qui a confirmé ce chiffre, vient d’être condamnée à lui verser quelque 206.000 euros, destinés à couvrir les frais de requalification d'un CDD en CDI, révèle ce jeudi La Tribune.

Pour sa défense, France 3 a tenu à indiquer que le salarié «n'avait pas occupé un emploi durablement pour une activité normale et permanente». Sur les 320 contrats, 290 CDD étaient des remplacements, et 29 étaient signés en raison «d’accroissements temporaires d'activité». La Cour d’appel de Paris a estimé qu’un «contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise».

Pour La Tribune, cet arrêt «exemplaire» rappelle que la pratique est courante chez France Télévisions. «C'est de notoriété commune: France Télévisions fonctionne sur un important volant de précaires, servant à combler les problèmes d'organisation de l'entreprise», note le journal, citant la CGT, selon laquelle «l'entreprise emploie 10.000 personnes, dont entre 2.000 et 2.500 personnes en contrats précaires qui cumulent des milliers de jours de travail à France TV».