France 2: Mathilde Seigner dans la peau du «Médecin Chef à la Santé»

TELEVISION France 2 diffuse ce à 20h45 l’adaptation en téléfilm du livre témoignage «Médecin Chef à la Prison de la Santé» de Véronique Vasseur…

Alice Coffin
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Mathilde Seigner dans le téléfilm de France 2 Médecin chef à la Santé.
Mathilde Seigner dans le téléfilm de France 2 Médecin chef à la Santé. — FRANCE 2

Sous forme de livre en 2000, ou de téléfilm, ce mercredi à 20h45 sur France 2,  le récit de de Véronique Vasseur, Médecin chef à la prison de la Santé est toujours aussi percutant. Un téléfilm réalisé par Yves Rénier, dans lequel Mathilde Seigner joue le rôle de Véronique Vasseur, qui est aussi sa tante dans la vie.

En 2000, cette mise en cause des conditions de vie dans les prisons françaises avait eu un très fort retentissement. Médiatique et politique. De tout cela il est aussi question dans le téléfilm. Même si  producteur et réalisateur ont dû adapter quelques éléments (le personnage ne s’appelle pas Véronique Vasseur mais Séverine Vincent, signe d’un passage à la fiction). 

«Ce n’était pas un film pour TF1, on n’allait pas faire Mimi Mathy en prison»

Depuis la sortie de l’ouvrage, plusieurs projets de mise en scène ont été amorcés. Dont l’un avec Emmanuelle Béart. Yves Rénier et Mathilde Seigner ont eux cette idée depuis longtemps. «Mathilde était l’amie de Laurent Storch (NDLR un des responsables de TF1) , alors on s’est vus dans son bureau. Mais lorsqu’il m’a dit bon tu vas pas nous faire un truc trop noir, je lui ai dit écoute Laurent, on va pas te faire Mimi Mathy en prison!» «Séverine Vincent ange gardien», éclate de rire Mathlide Seigner. «Ce n’était pas un film pour TF1», conclut Rénier. Même si, pour le service public aussi il a fallu aménager ce «livre très dur», dixit le producteur Claude Chelli, de Capa Fiction. 

«On a plutôt fait une espèce d’Erin Brockovich à la française, explique Yves Rénier. Le livre était subversif, il défendait un point de vue par rapport à la prison. Le film relate plus le combat d’une femme. C’était compliqué de retranscrire telle quelle la violence à l’état pur qu’il y a en prison.» Le contenu reste dur. Et d’actualité. «Rien n’a changé explique Véronique Vasseur, ça a plutôt empiré.» Elle espère que ce film pourra «réimposer le sujet», tout en soulignant que «je ne recommencerai pas ce que j’ai fait il y a douze ans, je ne pouvais pas me douter qu’il y aurait tant de suites. Même si,  ce qui a changé, c’est que je ne suis plus seule. A l’époque, à part les médias je n’avais aucun soutien.» Elle pourra en discuter à 22h10 sur France 2 au cours du débat «La prison française a-t-elle changé?», après la diffusion du téléfilm.