Festival de La Rochelle: Endemol veut produire plus de fictions en France

TELEVISION A l'occasion du festival TV de La Rochelle, Nicolas Coppermann, le DG d'Endemol France, a exposé les projets du groupe...

Alice Coffin

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Le logo d'Endemol.
Le logo d'Endemol. — SIPA

Ce n’est pas Endemol qui produit «Ainsi soient-ils», série dont les héros sont des séminaristes remarquées jeudi soir au Festival de Fiction TV de La Rochelle, pourtant le discours de son directeur général, Nicolas Copperman a un petit côté «N’ayez pas peur!». Le groupe, identifié à a la téléréalité, s’est lancé depuis plusieurs années dans la production de séries et films, mais Endemol fiction souhaite «accélérer son développement». «Partout dans le monde, la fiction est un élément très important du développement d’Endemol, c’est un peu en deçà  en France pour l’instant». En Allemagne, Endemol a par exemple intégré la société qui a produit La vie des autres, film germanique le plus connu de ces dernières années, aux Etats-Unis, la chaîne dispose d’un studio à Hollywood et a par exemple produit «Hell on Wheels». Endemol n’avancera pas sous propre nom, mais via celui d’autres sociétés déjà existantes avec lesquelles elles s’associent. «On n'est pas là pour vendre le nom Endemol, note Coppermann. Ce qui nous importe c’est d’imposer des marques.»

«Il n'y a pas de raison qu'on n'arrive pas à battre la fiction américaine»

Par exemple celle de Leonis qui a produit, «La méthode Claire» en téléfilm, et qui le développera en série avec Endemol. Son directeur Jean-Benoit Gillig était aux côtés de Nicolas Coppermann lors de cette présentation à la presse des projets d’Endemol fiction. «Endemol connaît  des succès majeurs sur les cinq continents, a-t-il expliqué. Cela va nous permettre de travailler avec des gens qui connaissent ce qu’est un studio américain, ce que sont les grands networks». Dans les projets d’Endemol, figure déjà «L’hiver du président», pour Canal+. Un téléfilm  autour du discours de Dominique de Villepin à l’ONU avant la guerre en Irak. Autres objectifs, «créer des séries de prime time fortes, explique Coppermann. Il n’y a pas de raison qu’on n'arrive pas à battre la fiction américaine. Il n’y a qu’en France qu’elles font plus d’audience que les séries nationales. On doit développer une valeur d’attractivité plus forte, et ce, avec moins d’argent».

«On ne va pas appliquer les méthodes hollandaises»

Mais attention, n’ayez crainte, «il ne s’agit pas de casser les modèles, et de dire : on ne va appliquer les méthodes hollandaises. Mais c’est vrai que lorsque je discute avec des producteurs suédois, allemands ou néerlandais et que je leur explique combien coûte la production d’une heure de fiction, en France, eux m’expliquent qu’avec ça ils font un téléfilm événementiel!». Si, pour l’heure, Endemol Fiction ne souhaite pas communiquer sur les projets en développement, plusieurs sont annoncés pour les mois à venir.