Pollution : les industries aussi lèvent le pied

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La pollution à l'ozone perdure depuis dix jours dans les Bouches-du-Rhône. Outre les limitations de vitesse pour les véhicules, plusieurs industries doivent réduire leurs activités polluantes. En alerte de niveau 1 renforcé, comme hier, une trentaine d'industries du département sont concernées. En niveau 1, elles sont encore une dizaine, principalement autour de l'étang de Berre, à lever le pied.

Exemple chez Naphtachimie, à Lavera, les travaux de maintenance nécessitant un dégazage ou une vidange sont reportés. Des mesures qui peuvent avoir un impact sur la production : « Tout dépend du niveau de celle-ci, explique Gérard Faugier, responsable hygiène- sécurité-environnement-qualité (HSE). En régime de croisière, ça va. Mais quand ce régime est un peu dégradé, comme c'est le cas actuellement, il peut y avoir un manque à produire. » Même craintes chez Linpac Plastics, à Tarascon : « Nous avons l'interdiction de broyer nos déchets, qui sont des mousses. Au bout de deux jours, il devient dangereux de les stocker en raison des risques d'incendie et nous sommes obligés d'arrêter 20 % de nos machines », note Liliane Salah, responsable HSE.

Pour limiter l'impact économique, les industriels tentent de réduire, à long terme, leurs émissions de polluants. « On travaille notamment sur une mesure réelle de notre pollution, déclare Gérard Faugier. Pour chaque opération, on donne à l'administration la pollution générée, que l'on va compenser sur une autre. Plusieurs voies sont à l'étude. »

Anouk Batard

La direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement (Drire) vérifie l'application des mesures par des contrôles inopinés dans les industries. Vingt et un ont été réalisés en 2005.