Projet Iter: après le débat, l'itinéraire

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La commission particulière du débat public (CPDP) pour le projet Iter a remis sa copie hier sur le bilan des dix-huit réunions organisées sur les modalités d'implantation du futur réacteur de fusion nucléaire. « Le choix de Cadarache était acquis, mais il restait de nombreuses questions à aborder », a assuré Yves Mansillon, président de la commission nationale du débat public. Le bilan laisse apparaître trois catégories d'arguments contestant l'opportunité du projet : « Iter suppose des décennies de recherche, il n'apporte pas la réponse aux besoins d'aujourd'hui » ; « la fusion fait l'objet depuis trente ans de recherches qui n'ont pas abouti » ou « le coût d'Iter est démesuré ». D'autres thèmes – le foncier, l'environnement, les risques – suscitent aussi des inquiétudes. « Ce débat est un point de départ, note Patrick Legrand, président de la CPDP. Il y a un consensus conditionnel qu'il ne faudra pas rater. »

Les responsables nationaux et internationaux du projet disposent désormais de trois mois pour revoir – ou pas – leur copie. « Le débat public est un socle d'expression qui va désormais être décliné », a souligné Yannick Imbert, directeur de la mission Iter.

Première concertation publique, lancée la semaine dernière : l'itinéraire Iter, sur le trajet qu'emprunteront les composants du réacteur. La prochaine réunion publique aura lieu ce soir, à Peyrolles.

Stéphanie Harounyan

Infos sur www.paca.equipement.gouv.fr