Tous les éboueurs ont repris le travail

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Après leurs collègues du service de nuit, les équipes du matin de chauffeurs de bennes à ordures de Marseille ont voté la reprise du travail hier, après une semaine de grève, ont annoncé les syndicats FSU et CGT. « Tous les conducteurs ont voté pour la reprise », précise Roger Aymard (FSU). Les syndicats ont obtenu de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole (MPM) des confirmations sur l'ouverture d'un concours pour recruter quinze chauffeurs, une négociation préalable avant toute extension de la collecte six jours sur sept, testée dans le 9e arrondissement, et la rédaction d'un règlement intérieur au service de propreté. MPM a également promis des nouveaux achats de matériels « au fur et à mesure, en fonction, des besoins ».

La grève a été l'objet, lundi, d'une violente passe d'armes entre élus à MPM. Robert Assante, président (UMP) de la commission Déchets, repoussant les demandes des grévistes : « Ils ne peuvent pas demander une prime de propreté, la propreté n'existe pas dans cette ville ! » La gauche s'est indignée : «C'est scandaleux. Depuis dix ans c'est vous qui en êtes le principal responsable ! », tonne François-Noël Bernardi (PS).

Depuis une semaine, plus de 1 500 tonnes d'ordures se sont accumulées dans les rues de Marseille. Selon les syndicats, il faudra quatre à cinq jours pour ramasser tous ces déchets.

FSU et CGT ont renouvelé, hier, leurs excuses aux Marseillais « pour la gêne occasionnée par ce conflit». « Si la période de préavis avait été mise à profit [par MPM] pour négocier, cette grève n'aurait pas eu lieu », estiment les deux syndicats.

Frédéric Legrand

Pour collecter les ordures, MPM dispose de 250 chauffeurs, 620 agents « rippeurs », et 230 bennes. Le service propreté (collecte des déchets et nettoyage des rues) coûte 150 millions d'euros par an à MPM.