Dans les hautes sphères le paradis, en bas l'enfer

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Rien à voir avec l'ozone naturel des hautes couches de l'atmosphère qui joue un rôle protecteur. L'ozone présente dans la troposphère (entre le sol et 7 à 10 km d'altitude) présente des risques pour la santé et contribue à l'effet de serre. Cet ozone-là est un polluant secondaire, c'est-à-dire qu'il est le fruit d'une réaction chimique entre différents polluants, le tout s'opérant grâce à l'énergie apportée par le rayonnement solaire. « Notre région y est d'autant plus soumise que les conditions climatiques y sont propices et qu'on y trouve plusieurs activités qui contribuent à émettre les composants de l'ozone : les activités industrielles, mais aussi beaucoup de voitures », explique Jean-François Mauro, directeur d'Airfobep.

S. H.

Chez les personnes fragiles (personnes âgées, enfants, asthmatiques), l'ozone, qui est un irritant, aggrave les difficultés respiratoires. Côté environnement, l'ozone entraînerait une réduction de la photosynthèse pour les plantes, allant jusqu'à une perte de rendement sur certaines cultures, comme le blé, par exemple.