« un dispositif hors norme »

propos recueillis par amandine rancoule

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Le commissaire divisionnaireJean-Cyrille Reymond.
Le commissaire divisionnaireJean-Cyrille Reymond. — p. magnien / 20 minutes

En 2011, 2 millions de baigneurs ont rejoint les plages marseillaises. Jusqu'au 3 septembre, l'Unité de sécurité et de prévention du littoral (USPL) a en charge, avec d'autres unités de la police nationale et de la police municipale, la surveillance des plages. Jean-Cyrille Reymond, commissaire divisionnaire à la Direction départementale de la sécurité publique, détaille le dispositif 2012.
Une jeune fille de 17 ans

a été violée aux Catalans (7e)

en 2010. Comment s'articule

cette année le dispositif pour éviter un nouveau drame et assurer

la sécurité des baigneurs ?
Il avait été réévalué entre 2010 et 2011. Celui de l'année dernière est reconduit, avec 165 personnes comprenant des réservistes de la Sécurité publique. Les patrouilles circulent sur les plages et à proximité. L'intérêt est d'acquérir une meilleure connaissance du terrain, des commerçants, etc. Mais le but n'est pas d'ôter des effectifs de sécurité à la ville car la délinquance persiste pendant l'été. Une compagnie de CRS, soit 60 agents, vient appuyer les équipes de début juillet à fin août. D'habitude, une compagnie reste quinze jours, voire trois semaines, sur les lieux. Cet été, elle restera deux mois. C'est hors norme.
Quel est le bilan de la saison estivale de 2011 ?
S'il y a eu 2 millions de personnes sur les plages l'année dernière, contre 1,5 million en 2010, les interventions des postes de secours ont été moins nombreuses : 375 en 2011, contre 467 en 2010. L'année dernière, une personne est décédée par noyade. Cinq autres ont été réanimées après un début de noyade.
Quelles infractions

sont les plus constatées?

Et que risquent les contrevenants ?
Les infractions liées à l'interdiction de la pêche sous-marine dans des zones protégées ou le non-respect des 5 nœuds (9 km/h) dans la bande des 300 mètres de la côte. En 2011, 168 infractions nautiques ont été réprimées. Cela peut entraîner des conséquences plus ou moins grandes : d'une amende de 38 € à une peine de prison s'il y a circonstances aggravantes (l'alcool par exemple). L'année dernière, 133 personnes ont été interpellées, contre 106 en 2010.