Zoom sur les ordures de Marseille

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Les ordures ont continué à s'amonceler samedi dans certains quartiers de Marseille, au cinquième jour d'une grève des conducteurs de bennes à ordures, opposés à une réorganisation de leur travail.
Les ordures ont continué à s'amonceler samedi dans certains quartiers de Marseille, au cinquième jour d'une grève des conducteurs de bennes à ordures, opposés à une réorganisation de leur travail. — Boris Horvat AFP/Archives
  • Bennes
    La communauté urbaine de Marseille-Provence-Métropole (MPM) a mis en place des bennes à ordures et des barrières pour délimiter les zones où déposer les ordures dans les quartiers les plus touchés par la grève. Deux camions de chantier devraient circuler en ville pour des tournées de ramassage.
  • Effectifs
    MPM compte 1200 agents de propreté, parmi lesquels 300 chauffeurs de bennes, 600 éboueurs, arroseurs-balayeurs et cantonniers. Le budget annuel du service propreté de MPM atteint 150 millions d'euros pour 640 000 tonnes de déchets collectées.
  • Fini-parti
    Les agents de la collecte des ordures n'ont pas d'horaire fixe, ils partent quand le travail est terminé. Ce qui fait dire à plusieurs élus de la communauté urbaine que les agents bâclent leur travail.
  • Revendications
    Lancée initialement à propos de l'implication des syndicats dans la réorganisation de la collecte des ordures, la grève de la FSU et de la CGT porte dorénavant aussi sur la titularisation de quatre chauffeurs de bennes, la négociation du montant de la prime mensuelle du service propreté et l'élaboration d'un règlement intérieur « pour mettre fin au clientélisme politique » dans les recrutements et les promotions.
  • Moyens
    Le syndicat FO, majoritaire à MPM, dénonce le manque de moyens et de matériel dans le service de la propreté, notamment dans l'hypercentre.
    D'après FO, le triangle Opéra-Noailles-Plaine ne disposerait ainsi que d'une demi-douzaine de cantonniers par cycle de travail.