Un soir, deux ambiances

La rédaction marseillaise

— 

Des militants sont déçus à la fédération UMP, rue Sainte-Cécile (5e). Le taux de participation à Marseille a atteint dimanche 78,82 %. C'est un peu mieux qu'au premier tour. Il y a quinze jours, il avait atteint 78,25 %.Scènes de joie devant la fédération du parti socialiste, rue Montgrand ( 6e).
Des militants sont déçus à la fédération UMP, rue Sainte-Cécile (5e). Le taux de participation à Marseille a atteint dimanche 78,82 %. C'est un peu mieux qu'au premier tour. Il y a quinze jours, il avait atteint 78,25 %.Scènes de joie devant la fédération du parti socialiste, rue Montgrand ( 6e). — p. magnien / 20 minutesp. magnien / 20 minutesp. magnien / 20 minutes

Il est 20 heures. C'est une explosion de joie rue Montgrand, devant le siège du PS. Entre 300 et 400 sympathisants socialistes sont rassemblés dimanche soir pour fêter la victoire de François Hollande. Ils dansent, chantent, exultent. « J'attendais cette victoire depuis très longtemps, confie Sadok. Je suis étranger mais mon cœur est français. Sarkozy me faisait peur. » Au milieu de la cohue, les ténors locaux du PS sont déjà sous les projecteurs. Patrick Mennucci, maire du 1er secteur, a une « pensée » pour « tous les Français d'origine maghrébine et africaine qui ont été salis par le président sortant ». Eugène Caselli, président de la communauté urbaine, salue la victoire de la « cohérence ». La sono envoie tous les standards de la gauche. Sur La vie en rose de Piaf, un couple se met à danser, un autre s'embrasse. Philippe, lui, reste sobre : « J'espère que l'on ne sera pas déçu comme en 1981. » La fanfare entame un autre standard : Highway to Hell.
L'ambiance est toute autre à l'UMP. On range les drapeaux brandis quelques minutes plus tôt. On baisse les yeux, la main devant la bouche. Silence. La salle se vide, avant l'allocution de Renaud Muselier (UMP), le secrétaire départemental : « On a fait une belle campagne, le résultat n'est pas là mais les Français ont décidé. » Triste cadeau d'anniversaire pour le député, 53 ans dimanche. « Le 17 juin, on t'offre la circonscription », le réconforte un militant.
Dans la salle à moitié vide, l'estrade est poussée contre un mur. Une femme trébuche sur une centaine d'affichettes de campagne entassées. « Le 6 mai, je vote Nicolas Sarkozy », peut-on y lire. Au-dessus d'elles, une affiche « Porte condamnée ».

vandalisme

Dans la nuit de samedi à dimanche, des bureaux de vote ont été vandalisés dans les 4e, 5e et 12e arrondissements, a-t-on appris dimanche auprès de la mairie. Bruno Gilles (UMP), le maire des 4e/5e, a décidé de porter plainte. La mairie s'en réserve aussi le droit face à ces actes commis dans des secteurs « où la droite arrive en tête habituellement ».