Dix bougies pour la caserne Canebière

amandine rancoule

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En moyenne, les marins-pompiers de la Canebière effectuent 10 000 interventions par an.
En moyenne, les marins-pompiers de la Canebière effectuent 10 000 interventions par an. — p.magnien / 20 minutes

Une exposition de photographies sur les marins-pompiers de la Canebière est organisée à partir de ce vendredi au cinéma Les Variétés. Au total, une cinquantaine de clichés sont exposés pour les dix ans d'existence de la caserne. « Ce n'est pas une galerie, mais plutôt un espace d'exposition, précise Linda Mekboul, codirectrice des cinémas Les Variétés et Le César. Nous sommes liés avec nos voisins les marins-pompiers, ils ont même déjà fait des exercices d'interventions dans nos salles. »

« La vie de la Canebière »
Pour le capitaine Laurent Arpaillanges, cette proximité aussi est importante. « On veut avoir de bonnes relations avec nos voisins et participer à la vie de la Canebière et des gens qui la font : du curé des Réformés au gérant du centre bourse, en passant par le café de Noailles. » A Marseille, seule la caserne Canebière est ouverte sur la ville, sans portail de garde. Perchée sur cinq étages, elle est implantée sur l'ancien site des Nouvelles Galeries, dont l'incendie le 28 octobre 1938 est à l'origine de la création du bataillon de marins-pompiers de Marseille. A l'époque, un incendie s'est propagé très rapidement et a causé la mort de 73 personnes. « Il y avait un problème sur le réseau incendie, les lances n'avaient pas de pression, l'officier de commandement avait été blessé aux débuts des opérations : l'affolement », raconte Laurent Arpaillanges. Dans son bureau, des articles de presse relatant l'événement sont accrochés aux murs. « Avec les mesures de prévention actuelles, un tel incendie ne peut pas arriver », assurent les marins-pompiers. De mémoire de caserne, le plus gros drame de ces dernières années est un incendie dans un hôtel meublé de la rue des trois mages, où neuf personnes étaient mortes. La hantise des 80 hommes de la Canebière : les bâtiments mal entretenus. Et le stationnement anarchique dans les rues exigues.

pratique

L'exposition est organisée aux Variétés jusqu'au 20 mai. L'entrée est libre et gratuite de 13 h 30 à 22 h 30. Au 37, rue Vincent-Scotto (1er).