Guérini dénonce une « affaire d'État »

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Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône a été entendu mercredi par les gendarmes dans le cadre de deux nouvelles informations judiciaires. A la sortie de son audition, qui a duré plusieurs heures, Jean-Noël Guérini s'est posé en victime et a mis en doute la partialité des enquêteurs : « Un gendarme, chargé d'enquêter sur l'affaire Guérini, a sollicité un service personnel que M. Muselier devait transmettre au ministre de l'Education, M. Châtel. Il en résulte que des relations privilégiées semblent exister entre cet avocat, le parquet et les gendarmes chargés d'enquêter sur moi (...). Ces informations me permettent de douter de la loyauté avec laquelle l'enquête relative à mon affaire a été conduite et de l'éventuelle animosité des gendarmes à mon endroit. » Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône a saisi la direction de la gendarmerie, le ministère de la Justice et de l'Intérieur. Pour l'instant, personne ne lui a répondu.