Le salarié, victime ou complice?

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Horaires délirants, salaires très bas : le quotidien dans la restauration est souvent loin d'être une partie de plaisir. Et certains salariés n'ont d'autres choix que de courber l'échine devant les abus. Comme ces restaurateurs qui paient leurs salariés avec des chèques sans ordre rédigés par des clients ou, plus couramment, des heures déclarées à moitié. Une réalité qu'il faut savoir nuancer, selon un syndicaliste FO du secteur : « Financièrement, certains employés trouvent aussi leur compte dans le travail au noir. Il y en a qui vont même jusqu'à toucher en même temps de l'argent de la part de l'Assedic. » Pour le Code du travail en tout cas, le salarié est une victime. Il peut demander à son employeur une indemnité équivalente à six mois de salaire. Ce dernier encourt une peine maximale de trois ans de prison et 45 000 e d'amende.

Sa. M.