La démolition contre les dealers

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Une simple idée qui a été lancée lors d'une réunion il y a trois mois. C'est ainsi que, dans l'entourage du préfet de police Alain Gardère on parle de la possible démolition d'un bloc d'immeuble au Clos la Rose (13e), évoquée dans La Provence jeudi. « Il n'y a pas eu d'avancée sur ce dossier depuis, il n'y a absolument rien d'officiel », dit-on en préfecture. L'idée d'Alain Gardère est de lutter contre le trafic de stupéfiants qui, selon lui, gangrène cette cité. Sollicité jeudi par les médias, le préfet de police a refusé de s'exprimer. Parmi ses collaborateurs, on explique : « C'est une cité emblématique de Marseille dont la configuration architecturale n'est pas très adaptée à la lutte contre le trafic de stupéfiants. » La décision finale revient au bailleur. Et de ce côté, le son de cloche est tout autre. Christophe Masse, président de 13 Habitat rétorque : « C'est une annonce prématurée qui intervient à un moment choisi, particulier dans la vie des Français. Il n'est pas envisageable, du jour au lendemain, sans analyse technique, d'exclure des familles de leur habitation. »N . G